Patrick HASSENTEUFEL

Professeur des universités en science politique

 

Appartenances institutionnelles :

Sciences Po Saint-Germain-en-Laye
Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
Laboratoire Printemps

Thèmes de recherche :

Sociologie politique de l’action publique, comparaison, transnationalisation et européanisation des politiques publiques, réformes des systèmes de santé en Europe, transformations des systèmes de protection sociale  en Europe, la profession médicale dans les politiques de santé

Dispositif de recherche en cours

Les opérateurs de l’évaluation médico-économique et de l’amélioration de la qualité des soins, une comparaison européenne (France, Allemagne, Angleterre), Coordinateur de la partie allemande de la recherche dirigée pat D. Benamouzig (CSO) et financée par l’IRESP (2011-2014).

Présentation de publications récentes se rapportant à ces principaux thèmes de recherche

. Sociologie politique de l’action publique

.Sociologie politique : l’action publique, Paris, Armand Colin, collection « U sociologie », 2ème édition augmentée, 2011, 318 p.

Avec la mondialisation, la construction européenne et la décentralisation, l’action publique ne se réduit plus à l’action de l’État. Cette complexification a entraîné un renouvellement des cadres d’analyse que cet ouvrage présente en mettant l’accent sur la sociologie des acteurs (des élus locaux aux institutions internationales en passant par les experts, les citoyens et les médias), la compréhension de leurs interactions et la démarche comparative.

La sociologie politique de l’action publique proposée ici permet de comprendre comment sont pris en charge les enjeux actuels des politiques publiques (protection de l’environnement, insécurité, réforme de la protection sociale…) à travers des études de cas. Elle offre au final une analyse renouvelée des changements des États contemporains.

Cette deuxième édition revue et enrichie met l’accent sur les interactions entre les niveaux et les domaines de l’action publique ainsi que sur les dimensions politiques de celle-ci. Elle invite à appréhender les politiques publiques comme une composante fondamentale du pouvoir politique.

.« Qui gouverne les politiques publiques ? Par-delà la sociologie des élites » (avec W. Genieys), Gouvernement et action publique, 2/2012, p. 89-115.

La question « qui façonne les politiques publiques ? » est centrale pour analyser les élites du pouvoir qui peuvent être caractérisée par leur capacité à impulser des changements dans l’action publique. L’analyse des élites transformatrices, qualifiés de programmatiques, nécessite d’articuler la sociologie des élites avec l’analyse de l’action publique. Sur le plan empirique, la combinaison de méthodes, issues à la fois de la sociologie des élites (méthodes positionnelle, réputationnelle, sociographique, relationnelle et décisionnelle) et de l’action publique (analyse cognitive), permet d’identifier des groupes programmatiques, d’analyser leur degré de cohésion et d’appréhender leur pouvoir. L’analyse de ces acteurs programmatiques conduit à proposer un cadre explicatif plus endogène du changement centré sur les interactions d’acteurs et plus largement de s’interroger sur les dynamiques d’autonomisation de l’État à partir de l’identité de ces acteurs, le contenu du programme qu’ils portent et la nature de leur pouvoir.

. Comparaison, transnationalisation et européanisation des politiques publiques

.« Convergence, transferts et traduction. Les apports de la comparaison transnationale » (avec J. de Maillard), Gouvernement et action publique, 3/2013, p. 379-394.

Cet article propose de mettre en relation deux approches de l’analyse de la transnationalisation des politiques publiques : les travaux portant sur la diffusion et les transferts, d’un côté, et ceux traitant de la convergence, de l’autre. Il plaide pour une démarche comparative – qualifiée de comparaison transnationale – n’isolant pas les différents niveaux d’action publique et centrée sur les acteurs en interaction afin de comprendre les processus de traduction, entendus comme opération cognitive de re-création d’un modèle et comme produit de négociations entre différents acteurs.

. Réformes des systèmes de santé en Europe

« Les systèmes de santé entre conceptualisation économique et reconceptualisation politique », Socio-logos. Revue de l’association française de sociologie [En ligne], 9 | 2014, mis en ligne le 11 mars 2014

Cet article porte sur deux évolutions convergentes des réformes de systèmes de santé, l’une, fondée sur une conceptualisation économique, a conduit à la diffusion du modèle du marché concurrentiel, l’autre, s’inscrivant dans une reconceptualisation politique, renvoie à une redéfinition des interactions entre l’État et les autres acteurs impliqués dans la régulation des systèmes de santé en termes de gouvernement à distance. Cette dynamique de transformation convergente en Europe est liée à l’affirmation de nouveaux acteurs porteurs du changement (qualifiés ici d’acteurs programmatiques) confrontés à des enjeux de pouvoir similaires. Ainsi se donne à voir et à comprendre une dynamique de convergence non seulement cognitive et institutionnelle mais aussi politique. La comparaison de ces acteurs permet, aussi, de comprendre les traductions nationales différentes de ces orientations dominantes en Europe, 2014 : http://socio-logos.revues.org/2812

.« Programmatic Actors and the Transformation of European Health Care States » (avec M. Smyrl, W. Genieys et J. Moreno), Journal of Health politics, policy and law, 35 (4), 2010, p.509-530.

In France, Germany, Spain and the U.K, the decades from the late 1980s to the present have witnessed significant change in health policy. Although this has included the spread of internal competition and growing autonomy for certain non-state and para-state actors, it does not follow that the mechanism at work is a “neo-liberal convergence.” Rather, the translation into diverse national settings of quasi-market mechanisms is accompanied by a reassertion of regulatory authority and strengthening of statist, as opposed to corporatist, management of national insurance systems. The use of quasi-market tools, thus, brings state-strengthening reform.  The proximate and necessary cause of this dual transformation is to be found in the work of small closely-integrated groups of policy professionals whom we label “programmatic actors.” While their identity differs across cases, the functional role and motivation of these actors is strikingly similar. Motivated by a desire to wield authority through the promotion of programmatic ideas, rather than by material or careerist interests, these elite groups act both as importers and translators of ideas and as architects of policy. The resulting elite-driven model of policy change integrates ideational and institutionalist elements to explain programmatically coherent change despite institutional resistance and partisan instability.

. Transformation des systèmes de protection sociale

.« La Sécurité sociale, entre ruptures affichées et transformations silencieuses », dans J. de Maillard, Y. Surel (dir.), Politiques publiques 3 : les politiques publiques sous Sarkozy, Presses de Sciences Po, 2012, p.341-360.

Ce chapitre analyse les politiques de protection sociale menées pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy en soulignant le décalage entre un discours politique de rupture et les changements opérées, puisque les plus significatifs  d’entre eux ne sont pas ceux ayant fait l’objet du plus fort affichage politique (notamment la privatisation silencieuse de l’assurance maladieà. En effet, les réformes les plus investies par le discours présidentiel (régimes spéciaux de retraite, RSA, réforme de l’hôpital, pôle emploi) ont fait l’objet de négociations limitant leur portée transformatrice et ont connu des difficultés de mise en œuvre.

. La profession médicale dans les politiques de santé

.« Les limites de la convergence du temps de travail des médecins hospitaliers en Europe » (avec C. Clavier, J. Moreno et FX. Schweyer), Revue Française des Affaires sociales, 2-3, 2011, p.227-251

Cet article présente les résultats d’une recherche sur le temps de travail des médecins hospitaliers dans cinq pays européens, correspondant à cinq cas contrastés : l’Allemagne, le Danemark, l’Espagne, la Lituanie et le Royaume-Uni. Son objet est d’expliquer la persistance de différences de temps de travail entre les pays et à l’intérieur de chaque pays malgré l’existence d’une directive européenne. Cette explication est développée en trois temps : tout d’abord, nous mettons en avant que la transposition de la directive européenne dans le droit national de chacun des pays donne lieu à des interprétations qui s’écartent plus ou moins de la norme européenne selon les pays. Deux séries de facteurs sont ensuite avancées pour expliquer ces différences non seulement dans la transposition de la directive mais aussi dans sa mise en œuvre effective au niveau des hôpitaux. Une première série de facteurs renvoie au rôle de la négociation collective dans chacun des pays qui conduit à des différenciations en fonction du statut des médecins hospitaliers, du type d’hôpitaux et des territoires considérés. La seconde série de facteurs renvoie au contexte hospitalier dans son ensemble. Le temps de travail apparaît comme un enjeu secondaire dans les pays étudiés, inscrit dans le contexte plus général des enjeux et des évolutions des politiques hospitalières nationales et de la démographie médicale. Les enjeux de la transposition de la directive européenne sur le temps de travail dans le secteur hospitalier prennent donc sens avant tout par rapport à ces enjeux nationaux.

Liste complète des publications et interventions scientifiques

Ouvrages

[1] Les médecins face à l'Etat, une comparaison européenne, Paris, Presses de Science Po, 1997, 367 p.

[2] Direction de To change or not to change ? Les changements de l’action publique à l’épreuve du terrain (avec Joseph Fontaine), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2002, 305 p.

[3] Direction de Concurrence et protection sociale en Europe (avec Sylvie Hennion-Moreau), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2003, 314p.

[4] Sociologie politique : l’action publique, Paris, Armand Colin, collection « U sociologie », 2008, 296 p.

[5]Sociologie politique : l’action publique, Paris, Armand Colin, collection « U sociologie », 2ème édition augmentée, 2011, 318 p.

Articles publiés dans des revues à comité de lecture

[1] « Le partenariat économique et social autrichien : l'évolution d'un système de relations professionnelles », La revue de l'IRES, n°2, hiver 1990, p.129-160

[2] « Systèmes de représentation et enjeux de pouvoir dans l'entreprise : une comparaison France/RFA », La revue de l'IRES, n°3, printemps-été 1990, p.7-40

[3] « Où en est le paradigme corporatiste? », Politix, n°12, 4ème trimestre 1990, p.75-81

[4] « Pratiques représentatives et construction identitaire : une approche des coordinations », Revue Française de Science Politique, vol. 41, n°1, février 1991, p.5-27

[5] « Structures de représentation et appel au peuple: le populisme en Autriche », Politix, n°14, 2ème trimestre 1991, p.95-101

[6] «L'évolution du syndicalisme en Hongrie : ruptures avec le passé et enjeux de la restructuration économique », Travail et emploi, n°50, 1991, p.54-66

Ce texte reprend une communication prononcée au troisième séminaire sur l'Europe sociale, Institut Universitaire de Florence, juin 1991

[7] « Représentation des salariés en France et en Allemagne : institutions et pratiques représentatives dans l'établissement » (avec C. Dufour et A. Hege), La revue de l'IRES, n°8, hiver 1992, p.9-40

[8] « Représentation des médecins et redéfinition de l'action publique : la régulation des dépenses de médecine ambulatoire en France, en R.F.A. et en Autriche », Politiques et management publics, vol. 10, n°3, septembre 1992, p.31-60

Ce texte reprend une communication prononcée au colloque «La souveraineté éclatée: les nouveaux cadres de l'action publique«, Université Libre de Bruxelles, octobre 1990

[9] « Les groupes d'intérêt dans l'action publique : l'Etat en interaction », Pouvoirs, n°74, 1995, p.155-167

[10] « Akteurkonstellationen in der Krankenversicherungspolitik : Ein deutsch-französischer Vergleich » (avec M. Döhler), Zeitschrift für Sozialreform, vol 41, n°11-12, novembre-décembre 1995, p.804-822

Ce texte reprend une communication prononcée au colloque organisé par la MIRE «Comparer les systèmes de protection sociale«, Berlin, avril 1995

[12] « Les politiques de régulation de l'assurance maladie en France et en Allemagne : le poids des configurations d'acteurs » (avec M. Döhler), Revue Française d'Administration Publique, n°76, 1995, p. 549-560

[13] « L'Etat-Providence, ou les métamorphoses de la citoyenneté », L'Année sociologique, vol. 46 1/1996, p.127-149

[14] « The medical profession and health insurance policies: a franco-german comparison », Journal of European Public Policy, vol 3, n°3, 1996, p.441-460

Ce texte reprend une communication prononcée au Congrès de l'Association européenne des sociologues de la médecine et de la santé, Vienne, septembre 1994.

[15] « La production de la santé publique à Rennes et à Brest : le changement aléatoire » (avec B. Le Bihan, P. Loncle, C. Martin, A. Vion), Les annales de la recherche urbaine, n°73, décembre 1996, p.50-59

[16] « Exclusion sociale et citoyenneté », Cahiers Français, n°281, 1997, p.52-57

[17] « Le «plan Juppé« : fin ou renouveau de la régulation paritaire dans l'assurance maladie ? », La revue de l'IRES, n° 24, printemps-été 1997, p.175-190

[18] « De la transition à la consolidation des régimes politiques. Une comparaison Espagne/Allemagne » (avec W. Genieys), Revue Internationale de Politique Comparée, vol.4, n°3, 1997, p. 699-732

Ce texte reprend une intervention faite au congrès de l'Association Française de Science Politique, table ronde n°2: «régulations sociales, régulations politiques«, Aix-en-Provence, avril 1996.

[19] «Santé, dépendance : le rôle des associations« (avec C. Martin), Esprit, n°241, mars-avril 1998, p. 189-205

[20] « Think social, act local. La territorialisation comme réponse à la «crise de l'État-Providence« ? », Politiques  et Management Publics, vol. 16, n°3, 1998, p.1-12.

Ce texte reprend une intervention faite dans le cadre du groupe «Politiques Publiques« de l' Association Française de Science Politique , journée consacrée à «La production localisée des politiques sociales«, I.E.P.-Paris, juin 1996.

[21] « Les réformes des systèmes de protection maladie entre libéralisation et étatisation. Éléments de comparaison européenne (Allemagne, France, Grande-Bretagne) », Revue internationale de politique comparée, vol. 5, n°2, 1998., p. 315-341.

[22] « Vers le déclin du pouvoir médical ? Un éclairage comparatiste européen », Pouvoirs,  n°89, 1999 , p.53-66

Ce texte reprend une intervention faite lors des Entretiens Franklin portant sur «Les politiques de la santé publique«, Université Parix X, 1997

[23] « Des politiques publiques comme les autres ? Construction de l'objet et outils d'analyse des politiques européennes » (avec Y. Surel), Politique Européenne, n°1, 2000, p.8-24.

[24] « Comparer les politiques publiques au prisme des groupes d'intérêt. Le cas des politiques familiales en Europe » (avec C. Martin), Revue Internationale de Politique Comparée, vol. 7 n°1, 2000, p.21-51.

[25] « La libéralisation des systèmes de protection maladie européens. Convergence, Européanisation et adaptations nationales » (avec S. Delaye, F. Pierru, M. Robelet, M. Serré), Politique Européenne, n°2, 2000, p.29-48.

[26] « Le social sans frontières ? Vers une analyse transnationaliste de la protection sociale » (avec B. Palier), Lien social et politique, n°45, 2001, p. 13-27.

[27]  « Liberalisation through the State. Why is the French Health System becoming so british ? », Public Policy and Administration ,vol. 16 (4), 2001, p. 84-95.

Ce texte reprend une intervention faite à la réunion de la Political Science Association, « Current Issues in British and French Public Administration Reform », Londres, septembre 2000.

[28] « Entre les politiques publiques et la politique : l’émergence d’une élite du Welfare » (avec W. Genieys), Revue française des affaires sociales, n° 4, 2001, p. 41-50.

Ce texte reprend une communication prononcée au colloque, « Administration sanitaire et sociale », DREES-MIRE, Institut International d’Administration Public, 2001

[29] « Essoufflement ou second souffle ? L'analyse des politiques publiques à la Française » (avec A. Smith), Revue Française de Science Politique, 2001, vol. 52 n° 1, 2002, p.53-73.

Ce texte reprend l'introduction à la journée d'études «Les politiques publiques au miroir du comparatisme : quelles articulations avec la sociologie politique ?«, Association Française de Science Politique, groupe «politiques publiques«, I.E.P. Paris, janvier 1998

[30] « Mehr Staat, aber auch mehr Wettbewerb. Die Zwiespältigkeit der französischen Krankenversicherungspolitik », Jahrbuch für Kritische Medizin, n°38, 2003, p.48-62.

[31] « Territorialisation n’est pas décentralisation. Les politiques sanitaires et sociales sous tension « (avec P. Loncle), Pouvoirs locaux, n°58, 2003, p.49-54.

[32] « De la comparaison internationale à la comparaison transnationale. Les déplacements de la construction d’objets comparatifs en matière de politiques publiques », Revue Française de Science Politique, vol. 56 n°1, 2005, p.113-132.

[33] « Les trompe-l’œil de la gouvernance de l’assurance maladie. Contrastes franco-allemands » (avec B. Palier), Revue Française d’Administration Publique, n°113, 2005, p.13-28.

[34] « L’affirmation de politiques sanitaires et sociales urbaines » (avec C. Clavier et P. Loncle), Pouvoirs locaux, n°65, 2005, p.52-56.

[35] « Merheitsdemokratische Politikblockaden und Verhandlungsdemokratischer Reformeifer. Akteure und Interessen in der französischen und deutschen Gesundheitspolitik » (avec N. Bandelow), dans C. Wendt et C. Wolf (dir.), Soziologie der  Gesundheit,  Kölner Zeitschrift für Soziologie, N°spécial 46, Opladen, Westdeutscher Verlag,  2006, p.320-342.

[36] « Towards Neo-Bismarckian Health Care States ? Comparing Health Insurance Reforms in Bismarckian Welfare Systems » (avec Bruno Palier), Social Policy and Administration, 41 (6), 2007, p.574-596.

Cet article reprend une communication à la conférence « A long goodbye to Bismarck ? The politics of Welfare reforms in Continental Europe », Center for European Studies, Harvard University, juin 2006

[37] « Reforming European Health Care States : Programmatic Actors and Policy Change » (avec W. Genieys et M. Smyrl), Pôle Sud, 28, 2008, p.87-107

[38] « L’évolution des rapports de pouvoir dans un système bismarckien : le cas de la France », Santé, société et solidarité, 2008 (2), p.63-72.

[39] « Programmatic Actors and the Transformation of European Health Care States » (avec M. Smyrl, W. Genieys et J. Moreno), Journal of Health politics, policy and law, 35 (4), 2010, p.509-530.

[40] « Les limites de la convergence du temps de travail des médecins hospitaliers en Europe » (avec C. Clavier, J. Moreno et FX. Schweyer), Revue Française des Affaires sociales, 2-3, 2011, p.227-251.

[41] «  Les transformations du mode de gouvernement de l’assurance maladie : une comparaison France/Allemagne », La Revue de l’IRES, n°70, 2011/3, p.35-64.

[42] « Qui gouverne les politiques publiques ? Par delà la sociologie des élites » (avec W. Genieys), Gouvernement et action publique, 2/2012, p. 89-115.

[43] « La résistible affirmation d’un pouvoir collectif des patients », Revue de droit sanitaire et social, 3/2012, p.477-485.

[44] « Convergence, transferts et traduction. Les apports de la comparaison transnationale » (avec J. de Maillard), Gouvernement et action publique, 3/2013, p. 379-394.

[45] « Les systèmes de santé entre conceptualisation économique et reconceptualisation politique », Socio-logos. Revue de l'association française de sociologie [En ligne], 9 | 2014, mis en ligne le 11 mars 2014

[46] « The shaping of New State Elites: Healthcare Policymaking in France Since 1981” (avec W. Genieys), article accepté à paraître dans Comparative Politics

Chapitres dans des ouvrages collectifs

[1] « Citroën en mai 68: une grève d'émancipation » dans R. Mouriaux, A. Percheron, A. Prost, D. Tartakowsky (dir.) 1968: Explications du mai français-Tome 1 : terrains, L'Harmattan, 1992, p.35-50

Ce texte reprend une communication prononcée au colloque «Acteurs et terrains du mouvement social de mai-juin 1968«, Université Paris 1, novembre 1988

[2] « Syndicalisme, transition démocratique et passage à l'économie de marche », dans E. Lhomel et T. Schreiber (dir.), L'Europe centrale et orientale, édition 1992, La Documentation Française, p.39-59

[3] « Les “automnes infirmiers“ (1988-1992) : dynamiques d'une mobilisation », dans O. Fillieule (dir.), Sociologie de la protestation, L'Harmattan, 1993, p.93-120

[4] « La réforme Seehofer: vers un abandon de l'auto-administration en Allemagne? », dans B. Jobert et M. Steffen (dir.), Les politiques de santé en France et en Allemagne, Paris, Observatoire Européen de la Protection Sociale, 1994, p.209-220

[5] « Do policy networks matter ? Lifting descriptif et analyse de l'Etat en interaction », dans P. Le Galès et M. Thatcher (dir.) Les réseaux de politiques publiques. Débats autour des policy networks, Paris, L'Harmattan, 1995, p.91-107

[6] « Partis socialistes et syndicats : l'autonomisation réciproque », dans M. Lazar (dir.) La gauche en Europe depuis 1945. Mutations et invariants du socialisme européen, Paris, P.U.F, 1996, p.513-533

[7] « Le Welfare State entre construction nationale et crispations nationalistes », dans P. Birnbaum (dir.), Sociologie des  nationalismes, Paris, P.U.F., 1997, p.325-339.

[8] « L'émergence problématique d'une “ nouvelle santé publique “. Forums d'action publique et coalitions de projet à Rennes et à Brest » (avec B. Le Bihan, P. Loncle et A. Vion), dans D. Fassin (dir.), Les figures urbaines de la santé publique. Enquête sur des expériences locales, Paris, La Découverte, 1998, p.84-109.

[9] « Deux ou trois choses que je sais d'elle. Quelques enseignements tirés d'expériences de comparaison européenne », dans C.U.R.A.P.P., Les méthodes au concret, Paris, P.U.F-C.U.R.A.P.P., 2000, p.105-124.

[10] « Le(s) territoires entre le politique et les politiques. Les apports de la science politique » (avec J. Rasmussen), dans D. Pagès/N. Pelissier (dir.), Territoires sous influence, Paris, L'Harmattan, 2000, p.59-82.

[11] « Quelle protection maladie en Europe ? », dans F. Charpentier (dir.), Quelle protection sociale au XXIe siècle ?, Paris, Economica, 2000, p.711-720.

[12] « Le système de protection sociale allemand sous la contrainte financière : privatisation ou étatisation ? », dans A.M. Le Gloannec (dir.), L'État en Allemagne, Paris, Presses de Sciences Po, 2001, p.333-348.

[13] « Quelle sociologie du changement dans l’action publique ? Refroidissement théorique et retour au terrain » (avec J. Fontaine) dans J. Fontaine, P. Hassenteufel (dir), To change or not to change ? Les changements de l’action publique à l’épreuve du terrain, Rennes, PUR, 2002, p.9-29.

[14] « De la crise de la représentation à la crise de la régulation de l’assurance maladie ? » (avec F. Pierru), dans J. de Kervasdoué (dir.), La crise des professions de santé, Paris, Dunod, 2003, p.77-120.

[15] « Le premier septennat du plan Juppé : un non changement décisif », dans J. de Kervasdoué (dir.), Carnet de santé de la France 2003,  Dunod, 2003, p.121-147.

[16] « Das deutsche System der Sozialversicherung unter Finanzdruck : Privatisierung oder Verstaatlichung ? », in A.-M. Le Gloannec (dir.), Mehr oder weniger Staat. Die Rolle des Staates in Deutschland nach 1989, Francfort et New-York, Campus, 2003, p.243-257.

[17] « L’européanisation par la libéralisation ? Les réformes des systèmes de protection maladie dans l’UE », dans P. Hassenteufel, S. Hennion-Moreau (dir.), Concurrence et protection sociale en Europe, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2003, p.209-231.

Ce texte reprend une communication faite au VIIème congrès de l’AFSP, table-ronde n° 5 « L’institutionnalisation de l’Europe «, Lille, septembre 2002

[18] « Comparaison » et « Convergence », dans L. Boussaguet, S. Jacquot, P. Ravinet (dir.) Dictionnaire des Politiques Publiques, Paris, Presses de Sciences Po, 2004, p. 109-116 et p. 131-137.

[19] « L’accélération des transformations du système d’assurance maladie allemand », dans I. Bourgeois (dir.), Le modèle social allemand en mutation, Cergy, Travaux et Documents du CIRAC, 2005, p.123-134.

[20] « Die Entwicklung des französischen Systems der Krankenversicherung », dans J. Lange & H. Uterwedde (dir.), Frankreich und Deutschland im größeren Europa. Auf welchen Weg zu Stabilität und Wachstum ?, Rehburg, Loccumer Protokolle, 2005, p.135-140.

Ce texte reprend une communication faite à la conférence franco-allemande organisée par le Deutsch-Französisches Intitut à Loccum, en février 2005

[21] « Politiques Publiques », dans S. Mesuré et P. Savidan (dir.) Dictionnaire des Sciences Humains, Paris, Presses Universitaires de France, 2006, p. 876-878.

[22] « L’État mis à nu par les politiques publiques ? », dans B. Badie, Y. Déloye (dir.), Les temps de l’État, Fayard, 2007, p.311-329.

[23] « Welfare Policies and Politics », in A. Cole, P. Le Galès, J. Levy (ed.), Deveolopments in French Politics 4,  Londres, Palgrave, 2008, p.227-242

[24] « Politiques Publiques » (avec Y. Surel) dans C. Bélot, S. Saurrugger, P. Magnette (dir.), Science politique de l’Union Européennes, Paris, Economica, 2008, p.81-105.

Ce chapitre reprend une communication faite à la conférence « Les études européennes en France : perspectives et développement », Centre Européen de Sciences Po, Paris, octobre 2005

[25] « Régulation étatique de l’assurance maladie et affirmation d’une élite programmatique », dans M. Borgetto, M. Chauvière (dir.), Qui gouverne le social ?, Paris, Dalloz, 2008, p.219-238.

[26] « Towards Neo-Bismarckian Health Care States ? Comparing Health Insurance Reforms in Bismarckian Welfare Systems » (avec Bruno Palier), dans B. Palier, C. Martin (ed.), Reforming Bismarckian Welfare States, Oxford, Blackwell, 2008, p.40-61.

[27] « Le rôle de l’État dans la régulation de l’assurance maladie », dans P.-L. Bras, G. de Pouvourville, D. Tabuteau (dir.), Traité d’économie et de gestion de la santé, Paris, Presses de Sciences Po, 2009, p.357-365.

[28] « La loi de 2005, une loi européenne ? » (avec A. Mohanu) dans O. Guézou et S. Mansion (dir.), Droit public et handicap, Dalloz, 2009, p.67-82.

[28] « La difficile affirmation d’un syndicalisme spécifique aux généralistes », dans G. Bloy, F-X. Schweyer (dir.), Singuliers généralistes, Rennes, Presses de l’EHESP,  2010, p. 403-418.

[29] « Les intérêts privés » dans D. Fassin, B. Hauray (dir.), Santé publique. L’état des savoirs, La Découverte, 2010, p.469-478.

[30] « Le trasformazioni nel governo dell’assicurazione malattia: una comparazione Francia-Germania » dans G. Vicarelli (dir.), Regulazione e governance nei sistemi sanitari europei, Il Mulino, 2011, p.93-121.

[31] « La Sécurité sociale, entre ruptures affichées et transformations silencieuses », dans J. de Maillard, Y. Surel (dir.), Politiques publiques 3 : les politiques publiques sous Sarkozy, Presses de Sciences Po, 2012, p.341-360.

[32] « Les sources intellectuelles des réformes du système de santé français : la prédominance des forums et des acteurs administratifs », dans J. de Kervasdoué (dir.), Carnet de santé de la France 2012, Economica, 2012, p.161-183.

[33] “Germany: mixing rescaling, privatization, and managerialism”, (avec T. Klenk), dans A. Guilen, E. Pavolini (ed.), Healthcare in Europe. Institutional Transformations and Performance, Palgrave, 2014, p.126-146.

Direction de numéros de revues

[1] Politix, n°33, 1996 : « Allemagnes, année zéro »

[2] Politiques et Management Publics, n°3, volume 16, 1998 : « Politiques sociales et territoires »

[3] Politix, n°46, 1999 : « La santé à l'économie »

[4] Revue Internationale de Politique Comparée, n°1, volume 6, 2000 : « La comparaison des politiques publiques » (avec Andy Smith)

[5] Politique Européenne, n°2, automne 2000 : « Construction européenne et politiques sociales » (avec Bruno Palier)

[6] Lien social et politique, n°45, 2001 : « Les frontières du social » (avec Jane Jenson)

[7] Politique européenne, n°11, automne 2003 : « Administrer l’Union Européenne »

[8] Politique européenne, n°27, hiver 2008, «  Les syndicats à l’épreuve de l’Europe » (avec Jean-Marie Pernot)

[9] Gouvernement et action publique, 3/2013, « Convergence, transferts et traduction » (avec J. de Maillard)