Diana BURGOS-VIGNA

Maître de conférences en civilisation latino-américaine

 

Appartenances institutionnelles :

Sciences Po Saint-Germain-en-Laye
Université de Cergy-Pontoise
AGORA, centre de recherche en Lettres, Sciences Humaines et Sociales (EA 7392)
 

Thèmes de recherche :

Politiques culturelles et patrimoniales dans les villes sud-américaines ; réseaux de villes- stratégies internationales des villes ; Démocratie participative en Amérique latine ; transferts politiques Amérique latine-Europe
 

Principaux dispositifs de recherche en cours :
  • Analyse comparée de la gouvernance culturelle dans plusieurs villes latino-américaines déclarées Patrimoine Culturel de l’Humanité (Lima, Quito, La Havane, Valparaiso)

 

Présentation de quelques publications significatives :
  • « Action collective et citoyenneté : un regard sur les quartiers populaires de Lima depuis les années 1970 », Cahiers des Amériques latines, dossier : Pérou, de l’intégration nationale à l’inclusion sociale, octobre 2015. Lire la publication

Cet article analyse l’évolution de l’action collective dans les quartiers populaires de Lima (appelés « pueblos jóvenes ») depuis la fin des années 1960 jusqu’à nos jours, en mettant l’accent sur les liens entre les formes de mobilisation et le contexte social et politique dans lequel elles se déploient, ainsi que sur les interactions entre les différents acteurs impliqués. Alors que les années 1970 et 1980 sont souvent décrites comme la période d’apogée des mouvements sociaux urbains au Pérou, les années 1990 sont marquées par l’affaiblissement voire la déstructuration de l’action collective dans les quartiers périphériques. Néanmoins, de nouveaux répertoires d’action collective émergent dès la fin du XXème siècle, comme par exemple les dispositifs de démocratie participative, ou encore certaines formes de mobilisations menées par des groupes de femmes, organisées principalement pour l’aide alimentaire mais qui élargissent progressivement leur agenda politique.

  • « Del Patrimonio a la Cultura : evoluciones en la gobernanza de Quito», revue Territorios (revue colombienne- Université de Rosario), n°32, dossier Procesos de ocupación del territorio, historia urbana y patrimonio, printemps 2015, pp. 61-79. Lire la publication

Quito devient en 1978 la première ville à obtenir la distinction de Patrimoine Culturel de l’Humanité. Ce titre, décerné par l’UNESCO pour la richesse de son centre historique, contribue dès lors à créer un nouvel espace de gouvernance urbaine, un « champ patrimonial » relativement autonome. L’analyse des acteurs de ce champ, qui interviennent à différentes échelles, et des définitions officielles du patrimoine qui en résultent depuis les années 1980, nous permet d’identifier plus clairement les évolutions actuelles et d’en mesurer le caractère novateur. Ainsi, l’étude de certaines actions menées ces dernières années par le gouvernement municipal dans le domaine du patrimoine (processus participatifs portant sur la notion de patrimoine et création de nouvelles infrastructures culturelles) permettent d’observer la mise en place de politiques désormais culturelles, et non plus seulement patrimoniales. Intégrées dans un cadre idéologique national qui est celui de l’Etat du Buen Vivir depuis la Constitution de Montecristi de 2008, elles nous donnent à voir l’émergence d’une nouvelle relation entre le Quiténien et son patrimoine, et au-delà entre le citoyen et sa ville.

  • Co-direction d’ouvrage, Résistantes, militantes, citoyennes : l’engagement politique des femmes aux XXè et XXIè siècles, avec Karine Bergès, Mercedes Yusta et Nathalie Ludec, Presses Universitaires de Rennes, février 2015. 

Sous quelles formes et dans quels espaces se déploient les engagements politiques des femmes ? Et quels sont leurs effets sur ces mêmes espaces politiques ?

Loin des visions institutionnelles de l’action politique, cet ouvrage nous invite à une réflexion sur les formes plurielles de l’engagement des femmes. En analysant des modalités d’actions très diverses, individuelles ou collectives, cette étude nous donne à voir des espaces politiques façonnés ou réinventés par celles qui ont longtemps été les grandes exclues de la Cité.

Des formes les plus traditionnelles de l’engagement politique (partis, associations…) aux répertoires les plus novateurs (réseaux transnationaux, performances sur Internet…), des pratiques les plus banales aux mobilisations les plus spectaculaires, les études ici réunies nous proposent une approche comparative en mettant en lumière des femmes d’origines géographiques et sociales diverses, dans des contextes socio-politiques tout aussi variés, du XXe siècle à nos jours. 

  • “La stratégie des villes face aux frontières : une autre intégration pour l’Amérique du Sud”, dans B. Giblin, F. Douzet (dir.), Des frontières indépassables ? Paris, Armand Colin, janvier 2013.

Cet article montre comment les villes sud-américaines décident en effet de faire entendre leur voix dès les années 1990, notamment par la création de réseaux, tel celui de Mercociudades et se trouvent confrontées de ce fait à la problématique des frontières nationales. En effet, dans un continent majoritairement urbain, ces villes sont à l’origine d’un mouvement d’intégration « par le bas », qui s’est révélé particulièrement fécond ces deux dernières décennies et qui donne aux autorités locales la possibilité de mettre en œuvre des stratégies visant à dépasser les frontières, hors d’un cadre étatique jugé trop contraignant. Se dessinent dès lors deux dynamiques d’intégration différentes : l’une menée par les Etats via les gouvernements centraux dont la priorité reste le développement des échanges commerciaux et la mise en œuvre des infrastructures nécessaires à ce développement ; l’autre pilotée par des villes via les autorités locales, qui relève d’une coopération menée dans les domaines économiques, sociaux et culturels. L’analyse des acteurs impliqués, des répertoires d’actions mobilisés, ainsi que des ressources et des biens échangés, nous amène à distinguer deux types de stratégies : d’une part, les stratégies que nous nommerons « transfrontalières », qui concernent des villes proches d’une frontière (première partie), d’autre part des stratégies « transnationales », dont la portée peut être régionale ou internationale (deuxième partie). Dans les deux cas, les interactions produites aboutissent à une redéfinition de l’idée même de frontière, et peuvent donnent lieu à l’apparition d’une gouvernance complexe et multi-niveaux.

  • « Réseaux transnationaux et transferts politiques : l’exemple de la circulation du budget participatif entre la France et le Brésil », dans David Dumoulin (dir.), Agir-en-réseau, modèle d’action ou catégorie d’analyse ? Presses universitaires de Rennes, 2012, pp.61-74.

A travers l’étude d’un transfert politique spécifique, celui du budget participatif de Porto Alegre vers la France, qui inverse le sens traditionnel de la circulation des modèles entre les deux continents et place ici l’Amérique latine comme émettrice, et non plus seulement comme réceptrice, l’article analyse le rôle, les caractéristiques et les effets des réseaux transnationaux impliqués dans le transfert. L’identification des principaux réseaux « passeurs » du modèle révèle les croisements des acteurs impliqués dans cette forme d’action collective tout comme leurs paradoxes. Elle permet par la suite d’éclairer les raisons qui font de ces réseaux les passerelles privilégiées des acteurs impliqués dans le transfert. Le choix de cette forme d’action est en effet guidé non seulement par des systèmes de croyances ou de valeurs communes, mais également par des stratégies de contournement qui permettent d’éviter les contraintes d’une confrontation ou d’un dialogue avec l’Etat. De plus, l’action en réseau, en utilisant, en créant ou en décernant des expertises (ici, expertise en démocratie participative) apporte à ceux qui les intègrent, non seulement une plus grande visibilité, nationale ou internationale, mais également des ressources politiques non négligeables, notamment en matière de légitimation. La lutte pour l’accès à ces ressources a donc comme effet l’apparition de concurrences ou d’inégalités entre les membres des réseaux, et peut également occulter l’objet premier du réseau, qui est le transfert politique. Dès lors, la dualité réseau-transfert se solde par une soustraction qui, par la victoire de la forme sur le fond, relègue le transfert politique au deuxième rang et révèle alors les intérêts inhérents à l’agir-en-réseau.
 

Liste des publications et interventions scientifiques

Publications

1. « Action collective et citoyenneté : un regard sur les quartiers populaires de Lima depuis les années 1970 », Cahiers des Amériques latines, dossier : Pérou, de l’intégration nationale à l’inclusion sociale, octobre 2015. Lire la publication

2. « Del Patrimonio a la Cultura: evoluciones en la gobernanza de Quito », revue Territorios (revue colombienne de l’Université de Rosario), n°32, dossier Procesos de ocupación del territorio, historia urbana y patrimonio, printemps 2015, pp.61-79. Lire la publication

3. Co-direction d’ouvrage, Résistantes, militantes, citoyennes : l’engagement politique des femmes aux XXè et XXIè siècles, avec Karine Bergès, Mercedes Yusta et Nathalie Ludec, Presses Universitaires de Rennes, février 2015.

4. « Femmes et engagement local dans un contexte autoritaire : le cas de l’assistance alimentaire pendant les années Fujimori », dans Résistantes, militantes, citoyennes : l’engagement politique des femmes aux XXè et XXIè siècles, ouvrage dirigé par Karine Bergès, Diana Burgos-Vigna, Mercedes Yusta et Nathalie Ludec, Presses Universitaires de Rennes, février 2015.

5. « Villa El Salvador : from urban self-management projects to territorial marketing strategies, dans Learnig from the Slums, J.C. Bolay (dir.), Ed. Springer, 2016.

6. « Les guerres du Sentier Lumineux dans les quartiers populaires de Lima : stratégies symboliques, démobilisation et imposition d’un ordre nouveau », Actes du XXXV Congrès de la SHF, dans F. Belmonte, K. Benmiloud, S. Imparato-Prieur (dir.), Guerres dans le monde ibérique et ibéro-américain, Peter Lang, 2014.

7. "La stratégie des villes face aux frontières : une autre intégration pour l'Amérique du Sud", dans B. Giblin, F. Douzet (dir.), Des frontières indépassables ? Paris, Armand Colin, janvier 2013.

8. « Réseaux transnationaux et transferts politiques : l’exemple de la circulation du budget participatif entre la France et le Brésil », dans David Dumoulin (dir.), Agir-en-réseau, modèle d’action ou catégorie d’analyse ? Presses universitaires de Rennes, 2012, pp.61-74.

9. Co-direction d’ouvrage, Femmes sans frontières, stratégies transnationales féminines face à la mondialisation, XVIII-XXIèmes siècles, avec M.-P. Arrizabalaga et M. Yusta,, Ed. Peter Lang, 2011.

10. « Eléments de méthodologie générale pour une approche transnationale du genre », avec Marie-Pierre Arrizabalaga et Mercedes Yusta, dans Arrizabalaga, Burgos, Yusta (ed.), Femmes sans frontières, stratégies transnationales féminines face à la mondialisation, XVIII-XXIèmes siècles, Ed. Peter Lang, 2011. pp.1-27.

11. « Travail et pauvreté au Pérou : l'équation de l'informalité », dans B. Lestrade (dir.), Travail et précarité, les Working Poor en Europe, Paris, L'Harmattan, Logiques sociales, 2011, pp.47-59.

12. « Pérou : le retour des vieux démons à l'élection présidentielle », dans Le Monde.fr, 8 avril 2011. Lire la publication

13. « Démocratie participative et attractivité des villes en Amérique latine : étude comparée de Rosario (Argentine) et Villa El Salvador (Pérou) », dans Mondes en Développement, avril 2010, pp. 53-69. Lire la publication

14. « Hugo Chávez dans Le Monde Diplomatique : la construction d’un idéal révolutionnaire », Estereotipos del mundo hispánico en Europa, dir. Victor Bergasa, Salamanca, Ed. Kadmos, 2008.

15. « La circulation d’un modèle de démocratie locale en Amérique latine : l’exemple du budget participatif », América – Les Cahiers du CRICCAL, Presses de la Sorbonne Nouvelle, n°33, 1er trimestre 2006, pp. 83-94.

16. « Budget participatif et citoyenneté locale en Amérique latine. L’exemple d’un district populaire de Lima », Les Cahiers de Préludes, « Urbanisation, gouvernance et développement durable », n°7, 2005, pp. 85-106.

17. « Alberto Fujimori : le populisme de l’efficacité », Amnis, « le populisme en Amérique latine et en Europe », Université de Brest, n°5, 2005, pp. 17-33.

18. « L’évolution de l’action collective à Villa El Salvador (Lima) : de la communauté autogérée au budget participatif », Mondes en Développement, n°124, 4ème trimestre 2003, pp. 113-130. Lire la publication

19. « Un exemple d’évolution du paysage urbain : la récupération du centre historique de Lima », América-Cahiers du CRICCAL - « Le paysage », Presses de la Sorbonne Nouvelle, n°29, 1er trimestre 2003, pp. 113-123.

20. « Histoire de centres : la réhabilitation du centre historique de Lima », Alma-Amérique latine, n°1, 1er trimestre 2001, pp.45-52.

21. « Un bilan de la participation politique à Villa El Salvador », Problèmes d’Amérique latine, « Pérou, l’agonie du fujimorisme », La Documentation française, n°38, juillet-septembre 2000, pp. 101-116.

Participation à des colloques, journées d’études, séminaires
  • 17 avril 2015, « Analyse comparée de la réhabilitation des centres historiques de Lima et de Quito », séminaire “Penser le Pérou”, à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense.
  • 9 janvier 2015, « Patrimoine culturel et gouvernance locale à Quito : redéfinitions et nouvelles pratiques », IHEAL-CREDA, Maison de la Recherche de Paris 3.
  • 22 mai 2014 : « Les politiques patrimoniales à Quito : un état des lieux en 2014 », workshop Atelier Quito, SIRCHAL-Maison de l’Amérique latine.
  • 15 mai 2014 : « L’image au service de la citoyenneté. L’exemple de la campagne Cuéntame tu Quito », séminaire Cultures Visuelles : Image et Ville, Fondation des Sciences du Patrimoine- INP-Université de Cergy-Pontoise.
  • 13 mars 2014 : « Villes en Amérique du Sud : stratégies internationales et enjeux locaux », séminaire Enjeux métropolitains animé par Cynthia Ghorra-Gobin et Sébastien Velut, Paris 3, IHEAL.
  • 18 avril 2013 : « La frontière comme lieu de création culturelle. L'exemple de Fronteras Musicales Abiertas en Amérique du Sud », Journée d’études Economie de la connaissance et territoires créatifs : France-Amériques, Creda-Iheal- Institut des Amériques.
  • 26 octobre 2012 : « Les circulations de la démocratie participative entre l’Amérique latine et l’Europe : analyse d’un transfert politique dans un monde globalisé », séminaire Globalisation et Sciences Sociales, Université de Cergy-Pontoise (CICC).
  • 12 janvier 2012, « Engagements des femmes dans les quartiers populaires de Lima pendant les années Fujimori (1990-2000): participation ou instrumentalisation ? », colloque Genre et Engagement politique, Paris 8-UCP-Institut des Amériques.
  • 30 novembre 2011, Diana Burgos-Vigna, UCP, CICC et Sébastien Velut, IHEAL-CREDA, « Les nouvelles frontières de l'intégration en Amérique du sud », Colloque Des Frontières indépassables ?, Institut Français de Géopolitique / Université Paris 8 / UCP.
  • 21 mai 2011, "Les guerres du Sentier Lumineux dans les quartiers populaires de Lima : stratégies de démobilisation et imposition d'un ordre nouveau", Congrès annuel de la Société des Hispanistes Français, Guerres dans le monde ibérique et ibéro-américain, Université de Montpellier.
  • 4 février 2011, "L'aire culturelle : un concept légitime dans le champ académique ?", communication au séminaire Interculturalités (laboratoire Suds d'Amériques), Université de Versailles Saint-Quentin.
  • 15 et 16 avril 2010, « Les réseaux de villes transnationaux ou l’Amérique latine mosaïque », colloque Nommer l’Amérique Latine indépendante, ses intégrations, ses relations transaméricaines et transatlantiques, Sorbonne Nouvelle Paris 3.
  • 21 janvier 2010, « Travail et pauvreté au Pérou : l’équation de l’économie informelle », colloque Travail et Précarité, les Working Poor en Europe, Université de Cergy-Pontoise. 
  • 6 juin 2009, « Démocratie participative et attractivité des villes en Amérique latine. Etude comparée de Rosario (Argentine) et Villa El Salvador (Pérou) », XXVèmes Journées du Développement de l’Association Tiers-Monde sur Attractivité, gouvernance et développement Université du Luxembourg.
  • 7 novembre 2008, « La circulation des pratiques participatives (Amérique latine-Europe), l’apport des notions de réseaux et de transfert », Colloque Réseaux sociaux et action collective, IHEAL-CREDAL, Paris 3. 
  • 5 juin 2008, « La démocratie participative au Pérou, transferts et discours », Journée d’études Les nouveaux espaces de participation en Amérique latine, IHEAL-Paris 3
  • Février 2008, « la ville aux citoyens ? Les promesses de la démocratie participative au Pérou », Colloque Utopies, enchantements, hybridités dans la ville ibérique et latino-américaine, Université Lyon 2.
  • Novembre 2007, « Villes latino-américaines, réseaux transnationaux et bonne gouvernance » Colloque Territoires et sociétés dans les Amériques, GIS Amérique latine / Université de Rennes.
  • Novembre 2006, « Le budget participatif en France, un exemple de transfert politique entre l’Amérique latine et l’Europe », communication dans le séminaire Mutations de la gouvernance démocratique en Amérique latine du CERI-Sciences Po Paris
  • Décembre 2005, « Les représentations de Hugo Chávez dans la presse française : en quête de l’idéal révolutionnaire », dans colloque « Verdades Cansadas, usages des stéréotypes sur le monde hispanique en Europe», Université de Cergy-Pontoise / Instituto Cervantes.
  • Janvier 2005, « Budgets participatifs et citoyenneté locale en Amérique latine », Premier Congrès du GIS-Amérique Latine Discours et pratiques de pouvoir en Amérique latine, Université de la Rochelle.
  • Octobre 2004, « L’expérience de démocratie participative à Villa El Salvador (Lima) »: Conférence dans le séminaire Mutations de la gouvernance démocratique en Amérique latine, CERI / Sciences Po Paris.
  • Juin 2003, « Circulation d’un modèle de démocratie locale en Amérique latine : le budget participatif » Colloque La circulation des modèles en Amérique latine, CRICCAL, Université de la Sorbonne Nouvelle - Paris 3.
  • Juin 2003, « Anciens et nouveaux acteurs pour un développement autogéré dans un district populaire de Lima », Colloque Quels acteurs pour quel développement ? GEMDEV-Association Tiers-Monde, Université Paris VII (Tolbiac).