Évènement
Les étudiantes et les étudiants de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye à la 32e commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda
Un travail de recherche mené tout au long de l’année, à partir de différentes sources et ressources ainsi que d’entretiens avec différents acteurs
Dans le cadre d’un projet collectif encadré dirigé par Nathalie Coste Trin-Dinh (Directrice des études 1er cycle, professeure agrégée d’histoire) génocide perpétré contre les Tutsis au Rwanda, les étudiantes et les étudiants de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye mènent, tout au long de l’année, un important travail de lecture, de recherche, d’analyse et de recueil de témoignages auprès de rescapés du génocide.
À travers ce projet pédagogique, les étudiantes et les étudiants réalisent un travail journalistique de terrain : préparation d’interviews, recueil de témoignages, recherches documentaires et analyse des récits de survivants. Au fil des mois, ils apprennent à écouter, retranscrire et transmettre une parole souvent bouleversante, portée par celles et ceux qui ont vécu le génocide de 1994.
Ce projet a également donné naissance à plusieurs livres conçus par les étudiantes et les étudiants, mêlant photographies, récits, témoignages, dessins, créations artistiques et scrapbooking. À travers ces réalisations sensibles, ils ont choisi de retranscrire les paroles recueillies, mais aussi les émotions ressenties tout au long de cette expérience humaine particulièrement bouleversante.
Une prise de parole forte lors de la cérémonie parisienne du 7 avril 2026
Cette année, leur engagement a pris une dimension particulièrement forte à l’occasion de la 32e commémoration du génocide perpétré contre les Tutsis au Rwanda, organisée à Paris le 7 avril 2026. Invités à prendre part à cette cérémonie nationale, des étudiantes et étudiants de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye ont eu l’honneur de prendre la parole devant un public composé de personnalités officielles, de représentants associatifs et de rescapés du génocide.
Dans une atmosphère empreinte de recueillement et d’émotion, leurs voix ont porté les mots d’une génération consciente de l’importance du devoir de mémoire. Face aux témoignages des survivants, à la gravité des récits et à la force symbolique de cette cérémonie, l’émotion fut immense, aussi bien pour les étudiants que pour l’ensemble des personnes présentes.
« Ce travail de témoignage est primordial, parce que particulièrement touchant et impactant pour nous, jeunes générations ayant eu la chance d’évoluer dans un environnement sécurisant… »
Parmi les personnalités présentes figuraient notamment Mathias Ott, Louise Mushikiwabo, Emmanuel Grégoire, Emmanuelle Blatmann ainsi que François Nkulikiyimfura.
Le témoignage bouleversant des rescapés
Moment particulièrement marquant de cette cérémonie, le témoignage de Yvonne Buhikare a profondément bouleversé l’assemblée. Rescapée du génocide de 1994, elle a livré un récit poignant sur les violences subies, la mémoire des disparus et la nécessité absolue de transmettre ce témoignage aux jeunes générations.
« Aujourd’hui, devant vous, je ne suis pas seulement une survivante.
Je suis une voix.
Une voix parmi d’autres.
Une voix pour ceux qui ne peuvent plus parler.
Et je voudrais terminer par ceci :
L’extermination d’un peuple ne doit jamais, jamais, être une solution.
Nulle part.
Pour aucune raison… »
Organisée par IBUKA France, association engagée dans le devoir de mémoire et la lutte contre l’impunité, cette commémoration a rappelé avec force l’importance de la transmission, de l’éducation et du recueillement collectif.
À travers leur participation à cette cérémonie, les étudiantes et les étudiants de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye ont incarné une jeunesse engagée, attentive à la mémoire et profondément mobilisée pour faire vivre le souvenir du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda.
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