Emmanuel BlanchardEmmanuel BLANCHARD

Maître de conférences en science politique, docteur en histoire, agrégé de sciences économiques et sociales

 

Appartenances institutionnelles :

Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
Sciences Po Saint-Germain-en-Laye
CESDIP (Centre de recherches sociologiques sur le droit et des institutions pénales), UMR 8183 (CNRS – ministère de la Justice – UVSQ)

Thèmes de recherche :

Maintien de l’ordre en situation coloniale ; sociologie et histoire de la police ; sociologie et histoire des politiques d’immigration ; guerre d’indépendance algérienne.

Recherches en cours :
  • Histoire des systèmes policiers en Europe (programme ANR, 2012-2015, sous la direction de V. Denis, Paris 1)
  • Gardes nationales et milices urbaines à Alger et Oran (années 1830-1880)
  • Histoire et héritages de la guerre d’indépendance algérienne en métropole
  • Rapports sociaux de sexe et configurations familiales dans l’émigration d’Algérie (années 1920-1960)

 

Présentation de quelques publications significatives :

La police parisienne et les Algériens (1944-1962), Paris, Nouveau Monde éd., 2011 (Alger, Casbah, 2013).

Le « problème nord-africain » : c’est ainsi que la police parisienne a pris pour habitude de qualifier après la guerre la question des Algériens installés en région parisienne. Théoriquement égaux en droit avec les autres citoyens français, ils étaient cantonnés à des emplois et des quartiers bien délimités, en butte à une forte emprise policière et objets de nombreux fantasmes touchant à leurs pratiques sexuelles ou délinquantes.

De 1925 à 1945, les Algériens ont été « suivis » par une équipe spécialisée, la Brigade nord-africaine de la préfecture de police. Celle-ci dissoute, les « indigènes » devenus « Français musulmans d’Algérie » deviennent l’affaire de tous les personnels de police. Au début des années 1950, l’émeute algérienne devient un sujet de préoccupation majeur, exacerbé par la répression féroce de la manifestation du 14 juillet 53, place de la Nation. Une nouvelle police spécialisée sur les Algériens est alors reconstituée avec la Brigade des Agressions et Violences. La police parisienne s’efforce de pénétrer les « milieux nord-africains » et de recenser les Algériens.

Entre 1958 et 1962, dans le contexte de la guerre ouverte en Algérie, le répertoire policier se radicalise : il faut désormais « éliminer les indésirables ». C’est l’organisation de rafles, de camps d’internement, et de retours forcés au pays. Les brutalités policières deviennent fréquentes, jusqu’à la torture. Le préfet de police Maurice Papon reçoit un « chèque en blanc » pour combattre le FLN. Le moment le plus tragique de cette période noire : les massacres d’octobre 1961 dont les mécanismes sont éclairés par une étude historique rigoureuse fondée sur des archives et des témoignages inédits.

> Principales recensions accessibles en ligne : http://www.cesdip.fr/spip.php?article615
> Texte complet de la thèse (2008) dont est issu le livre : En ligne sur HAL-SHS

« The French colonial police » in G. Bruinsma, D. Weisburd, Encyclopedia of Criminology and Criminal Justice, New York, Springer, vol. 8, 2014, p.  1836-1846.

The question of policing is consubstantial to that of colonization, and was raised at a very early stage, not just in diplomatic or military terms, but also with respect to the various manners of civility, regulation, and discipline that were to be expected from a good policing service. The notion of colonial policing, however, can hardly account for the many policing practices encountered in the various territories, with their diverse judicial and political statuses. It tends to foster a uniform vision of policing organization and practices, even though none of this was ever centralized, or even standardized, in this vast empire. Most importantly, it tends to conceal the fact that policing tasks were handled by multiple organizations and agents, many of whom were not, technically, actual police. Still, the very existence and usage of this phrase—colonial policing—suggests that, regardless of place and time, colonial authorities had their own set of policing practices and violent behaviors, which were partly distinct from what was prevalent in metropolitan France.

« Une émeute au cœur de la métropole coloniale. La Goutte d’Or, 30 juillet 1955 », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 195, 2012, p. 97-111.

L’émeute urbaine est généralement analysée en lien avec l’histoire des quartiers périphériques et des grands ensembles. L’intégrer à une histoire de la « centralité immigrée » à Paris permet de mettre au jour d’autres continuités et généalogies. Ainsi, l’étude de l’émeute survenue le 30 juillet 1955 dans le quartier de la Goutte d’Or (18e arrondissement, Paris), marqué par une très forte visibilité des « Français musulmans d’Algérie », permet de rompre avec le spatialisme des tentatives d’historisation des violences urbaines. Au croisement de plusieurs traditions de mobilisation (mouvement ouvrier, résistances populaires aux instances disciplinaires, luttes anticoloniales) s’est alors actualisé un mode d’action émeutier dont de nombreux éléments sont repérables dans des épisodes intervenus des années 1970 à nos jours. Il en ressort que, plus que les segmentations géographiques, ce sont les discours publics et les dispositifs policiers qui construisent les espaces au sein desquels l’émeute apparaît comme une réponse à la domination politique et sociale.

« La professionnalisation policière en situation coloniale : détour conceptuel et explorations historiographiques » (avec Quentin Deluermoz et Joël Glasman), Crime, histoire & sociétés, vol. 15, n° 2, 2011, p. 33-53.

L’historiographie des polices européennes et d’Amérique du Nord aux XIXe et XXe siècles a beaucoup mis l’accent sur un mouvement de spécialisation et de professionnalisation favorisant la contention de la violence des forces de l’ordre. Ces évolutions furent concomitantes de l’émergence de polices coloniales. Dans ces espaces dominés, le caractère hybride des forces civiles et militaires est resté plus prégnant que dans les métropoles impériales. Surtout, les connections entre ces espaces se sont traduites par des circulations de pratiques, d’acteurs et de référentiels. Ainsi, l’étude du format des forces armées, de l’usage de formes létales de violence, de l’articulation entre unités nouvelles et vernaculaires ou des relations entre populations et agents en situation coloniale invite à nuancer le topos d’une professionnalisation policière vectrice d’une civilisation du maintien de l’ordre.

« Quand les forces de police défient le palais Bourbon (13 mars 1958). Les policiers manifestants, l’arène parlementaire et la transition de régime », Genèses, n° 83, 2011, p. 55-73.

La manifestation non autorisée des policiers parisiens devant l’Assemblée nationale, le 13 mars 1958, permet de questionner l’ordre parlementaire à double titre : si elle perturba l’économie des échanges entre députés, certains d’entre eux firent en sorte d’attiser cette insubordination policière ; elle fut une des étapes d’une transition de régime et d’un rééquilibrage institutionnel. La manifestation et la rupture d’allégeance de la police parisienne au pouvoir politique sont replacées dans une configuration de moyenne durée dans laquelle le principal syndicat de police conteste un affaiblissement du pouvoir exécutif qui compliquait la défense des intérêts matériels de ses adhérents.

 

Liste complète des publications et interventions scientifiques

Ouvrages individuels

Ouvrages individuels
La police parisienne et les Algériens, 1944-1962, Paris, Nouveau Monde éd., 2011.
[version abrégée et refondue d’une thèse d’histoire Encadrer des “citoyens diminués”.

La police des Algériens en région parisienne, Université de Dijon, 2008. En ligne sur HAL-SHS].
Ouvrage publié en Algérie sous le même titre par Casbah éditions, 2013.
Présentation et principaux comptes rendus en ligne : http://www.cesdip.fr/spip.php?article615

Direction de dossiers dans des revues à comité de lecture

« Polices et événements politiques au 20e siècle » (avec Emmanuel Droit), Vingtième siècle. Revue d’histoire, n° 128, oct.-déc. 2015 [CAIRN].

« Ordre colonial », Genèses. Histoire & Sciences sociales, n° 86, 2012 [Articles de Marieke Bloembergen, Joël Glasman, Jim House, Isabelle Tracol-Huynh].
- éditorial : « Ordre colonial », Genèses. Histoire & Sciences sociales, n° 86, 2012, p. 2-7. [CAIRN]

« Professions et professionnalités policières en situation coloniale », Crime, histoire & sociétés /Crime, history et societies, vol. 15, n° 2, 2011 [articles de Martin Thomas, Amandine Lauro, Nicolas Courtin, Quentin Deluermoz et Joël Glasman].

« La société du contact dans l’Algérie colonisée » (avec Sylvie Thénault), Le Mouvement Social, n° 236, 2011 [Articles d’Afaf Zekkour, Philipp Zessin, Claire Marynower et Giulia Fabbiano].
- éditorial : « Quel “monde du contact” ? Pour une histoire sociale de l’Algérie pendant la période coloniale » (avec Sylvie Thénault), Le Mouvement Social, n° 236, 2011, p. 3-7 [CAIRN].

Articles dans des revues scientifiques à comité de lecture

« Forces de l’ordre et crises politiques au 20e siècle » (avec Emmanuel Droit), Vingtième siècle. Revue d’histoire, n° 128, 2015, p. 3-14 [CAIRN].

« Derrière le “massacre d’État” : ancrages politiques, sociaux et territoriaux de la “démonstration de masse” du 17 octobre 1961 à Paris », French, Politics, Culture & Society, vol. 34, n° 1, 21 p., à paraître.

« Le 6 février 1934, une crise policière ? », Vingtième siècle. Revue d’histoire, n° 128, 2015, p. 15-28 [CAIRN].

« La Garde nationale “introuvable”. La formation de l’ordre urbain en situation coloniale (Algérie, 1830-1852) », Revue d’histoire du XIXe siècle, n° 50, 2015, p. 39-56 [org].

« Massacro coloniale alla Nazione. Parigi, 14 Luglio 1953 », Zapruder. Storie in Movimento, n° 33,2014, p. 22-39.

« “Eliminar os indesejáveis”: uma lógica de ação para o policiamento dos argelinos em Paris (1944-1962)», Topoi.Revista de História, Rio de Janeiro, vol. 13, n° 25, p. 45-53, jul.-dez. 2012 <revistatopoi.org>.

« Une émeute au cœur de la métropole coloniale. La Goutte d’Or, 30 juillet 1955 », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 195, 2012, p. 97-111.
- Article traduit en portugais sous le titre « Uma revolta no centro da metrópole colonial, Paris (O bairro "Goutte d'Or"), 30 de julho de 1955 », Estudos de Sociologia, vol. 18, n° 35, 2013, p. 477-502.

« La professionnalisation policière en situation coloniale : détour conceptuel et explorations historiographiques » (avec Quentin Deluermoz et Joël Glasman), Crime, histoire & sociétés, vol. 15, n° 2, 2011, p. 33-53.

« Quand les forces de police défient le palais Bourbon (13 mars 1958). Les policiers manifestants, l’arène parlementaire et la transition de régime », Genèses, n° 83, 2011, p. 55-73 [CAIRN].

« L’internement avant l’internement. Les centres de triage pendant la guerre d’Algérie », Matériaux pour l’histoire de notre temps, n° 92, 2008, p. 8-14.

« Le mauvais genre des Algériens. Des hommes sans femme face au virilisme policier dans le Paris d’après-guerre », Clio. Histoire, femmes et sociétés, n° 27, 2008, p. 209-224 [CAIRN].

« L’encadrement des Algériens de Paris (1944-1954), entre contraintes juridiques et arbitraire policier », Crime, histoire & sociétés, vol. 11, n° 1, 2007, p. 5-25 [revues.org].

« Police judiciaire et pratiques d'exception pendant la guerre d'Algérie », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, n° 90, avril-juin 2006, p. 61-72 [CAIRN].

« La dissolution des Brigades nord-africaines de la Préfecture de police : la fin d'une police d'exception pour les Algériens de Paris (1944-1958) ? », Bulletin de l'IHTP, 1er semestre 2004, n° 83, p. 70-82 [site de l’IHTP].

Contributions à des ouvrages collectifs (principalement actes de colloques)

« David Galula and Maurice Papon: A Watershed in COIN Strategy in de Gaulle’s Paris » (with Neil MacMaster), in M. Thomas, G. Curless (eds), Decolonization and Conflict : Colonial Comparisons and Legacies, London, Bloomsbury Academic, 2016, 21 p., forthcoming.

« Paris, capitale impériale. La répression de la manifestation algérienne du 14 juillet 1953 », in A. Kadri, M. Bouaziz, T. Quemeneur (dir.), La guerre d’Algérie revisitée. Nouvelles générations, nouveaux regards, Paris, Karthala, 2015, p. 113-121.

« “Montrer à de Gaulle que nous voulons notre indépendance, même s’il faut crever”. Algériens et Algériennes dans les manifestations d’octobre 1961 », in P. Bergel, V. Milliot (dir.), La ville en ébullition. Sociétés urbaines à l’épreuve, Rennes, PUR, 2014, p. 205-235 [Hal-SHS].

« The French colonial police » in G. Bruinsma, D. Weisburd, Encyclopedia of Criminology and Criminal Justice, New York, Springer, vol. 8, 2014, p.  1836-1846.

« Introduction générale : le maintien de l’ordre dans l’empire français : une historiographie émergente » (avec Joël Glasman), in J.-P Bat, N. Courtin (dir.), Maintenir l’ordre colonial. Afrique, Madagascar, XIXe-XXe siècles, Rennes, PUR, 2012, p. 11-41 [texte à télécharger : site des PUR].

« Conclusion. Les forces de l’ordre colonial, entre conservatoires et laboratoires policiers », in C. Denys, V. Denis (dir.), Polices d’Empires, XVIIIe-XIXe siècles, Rennes, PUR, 2012, p. 171-187.

« The New Frontiers of Immigration Policy » (avec Olivier Clochard et Claire Rodier), in Emma Bell (ed.), No Borders. Immigration and the Politics of Fear, Chambéry, Université de Savoie, 2012, p. 25-36.

« Des Algériens dans le “Paris Gay”. Frontières raciales et sexualités entre hommes sous le regard policier », in Philippe Rygiel (dir.), Politique et administration du genre en migration. Mondes Atlantiques, 19e- 20e siècles, Paris, Publibook, 2012, p. 157-174.

« Les gardiens de la paix parisiens sous la IVe République : des policiers de proximité ? », in J.-M. Berlière & R. Lévy (dir.), Le témoin, le sociologue et l’historien. Quand des policiers se mettent à table, Paris, Nouveau Monde éd., 2010, p. 119-141 [HAL-SHS].

« Police judiciaire et pratiques d'exception pendant la guerre d'Algérie » in R. Branche (dir.), La guerre d’indépendance des Algériens, 1954-1962, Paris, Perrin, 2009, p. 255-272 [HAL-SHS, version revue et augmentée de l’article publié dans Vingtième siècle].

« Contrôler, enfermer, éloigner. La répression policière et administrative des Algériens de métropole (1946-1962) », in R. Branche & S. Thénault, La France en guerre (1954-1962). Expériences métropolitaines de la guerre d'indépendance algérienne, Paris, Autrement, 2008, p. 318-331[HAL-SHS] et [LDH Toulon].

« Circulations coloniales. La place de l’Outre-mer dans la socialisation et les trajectoires professionnelles des policiers parisiens (1944-1962) », in J-M Berlière, C. Denys, D. Kalifa, V. Milliot, Métiers de police. Être policiers en France et en Europe XVIIIe-XXe siècles, Rennes, Presses universitaires, 2008, p. 203-215 [HAL-SHS].

« La Préfecture de police et les Algériens de Paris (1944-1956). Entre égalité des droits et situation coloniale, l’impossible mise en œuvre d’une police de droit commun », in Nancy Green & Marie Poinsot (dir.), Histoire de l’immigration et question coloniale en France, Paris, La Documentation française, 2008, p. 51-58.

Diffusion de la recherche (dictionnaires, ouvrages de synthèse, revues sans comité de lecture…)

« Le 17 octobre 1961 à Paris : une démonstration algérienne, un massacre colonial », Dossiers thématiques du Musée de l’histoire de l’immigration, mars 2015 [en ligne].

« Contrôles au faciès : une cérémonie de dégradation », Plein Droit, n° 103, décembre 2014, p. 11-14 [en ligne]

« Emeutes urbaines », in Bihr, R. Pfefferkorn, Dictionnaire des inégalités, Paris, Armand Colin, 2014, p. 140-141.

« Mémoire des luttes de l’immigration. Introduction », in GISTI, Mémoires des luttes des l’immigration, Paris, Gisti, 2014, p. 5-12.

« Les "indésirables". Passé et présent d'une catégorie d'action publique », in coll. Figures de l'étranger. Quelles représentations pour quelles politiques ? , Paris, Gisti, 2013, p. 16-26.

« 1953 : massacre à la Nation », L’Histoire, n° 382, décembre 2012, p. 28-29.

« Un “deuxième âge” de l’émigration en France ? », in A. Bouchène, J.-P. Peyroulou, O. Siari Tengour, S. Thénault (dir.), Histoire de l’Algérie à la période coloniale (1830-1962), Alger-Paris, Barzach-La Découverte, 2012, p. 589-594.

« Un massacre colonial à Paris », in L. Amiri, B. Stora (dir.), Vies d’exils. Des Algériens en France pendant la guerre d’Algérie 1954-1962 [catalogue de l’exposition organisée à la CNHI, automne 2012], Paris, Autrement-CNHI, p. 178-185.

« La police et les “médinas algériennes” en métropole. Argenteuil, 1957-1962 », metropolitiques.eu, février 2012, http://www.metropolitiques.eu/La-police-et-les-medinas.html.
- Traduction en anglais : « The police and the “Algerian medinas” in France. Argenteuil, 1957–1962 », http://www.metropolitiques.eu/The-police-and-the-Algerian.html, mars 2012.

« Le fichage des émigrés d’Algérie (1925-1962) » in Fichés ? Photographie et identification, 1850-1960 [catalogue de l’exposition organisée aux Archives nationales, automne 2011], Paris, Perrin, 2011, p. 234-242.

« Ce que rafler veut dire », Plein Droit, n° 91, juillet 2009, p. 3-7 [site de la revue Plein Droit].

« Fractures (post)coloniales à Mayotte », Vacarme, n°38, hiver 2007 [site de la revue Vacarme].

« Quand des soldats coloniaux se révoltaient », Plein Droit, n°69, juillet 2006 [en ligne].

« Les tirailleurs, bras armé de la France coloniale », Plein Droit, n°56, mars 2003 [en ligne].

Coordination et édition collective d’ouvrages sur les politiques d’immigration

Coordination (avec Anne-Sophie Wender) : Guerre aux migrants. Le Livre noir de Ceuta et Melilla, Paris, Syros, 2007 [ouvrage publié par le réseau Migreurop].

Membre du comité éditorial de : L’Atlas des migrants en Europe. Géographie critique des politiques migratoires européennes, Paris, Armand Colin, 2012 [1ière éd 2009, ouvrage publié par le réseau Migreurop sous la direction d’Olivier Clochard].
- Traduit en anglais : Atlas of migration in Europe. A critical geography of migration policies, London, New Internationalist, 2013.

Articles d’intervention, analyse des politiques d’immigration

« Droit de regard en zone d’attente…par le trou de la serrure » (avec Caroline Maillary), Plein Droit, n° 97, juin 2013, p. 41-44.

« Quand la gauche ne déçoit même plus » (avec Claire Rodier), Plein Droit, n° 97, juin 2013 [en ligne], p. 3-6.

« L’immigration un régime pénal d’exception : introduction » (avec Claire Saas), in Coll., L’immigration, un régime pénal d’exception, Paris, Gisti, 2012, p. 5-13 [en ligne].

« La lutte contre la mobilité et l’errance » (avec Nicolas Fischer), in Coll., L’immigration, un régime pénal d’exception, Paris, Gisti, 2012, p. 16-31 [en ligne].

« Remettre les droits des étrangers au centre des politiques d’immigration » (Avec Alexis Spire), Savoir/Agir, Hors-série / 2012 : les sociologues s’invitent dans le débat, 2012, p. 121-132.

« Le coût des frontières » in Coll., La liberté de circulation, un droit, quelles politiques ?, Paris, Gisti , 2011 [en ligne].

« Sur le front des frontières » (avec Olivier Clochard et Claire Rodier), Plein Droit, n° 87, décembre 2010 [en ligne].

« 2010, l’année du droit à migrer ? » (avec Olivier Clochard et Claire Rodier), lemonde.fr, tribune publiée le 28 janvier 2010 [en ligne].

« Départementalisation de Mayotte : les frontières coloniales renforcée » (avec Marie Duflo), site Rue 89, tribune publiée le 28 mars 2009 [en ligne].

« Externaliser pour contourner le droit », Projet, n° 308, janvier 2009 [en ligne].

« Compter les morts » (avec Olivier Clochard et Claire Rodier), Plein Droit, n° 77, juin 2008 [en ligne].

« Étrangers, de quel genre ? », Plein Droit, n°75, décembre 2007 [en ligne].

« Les quotas contre les droits » (avec Violaine Carrère), Projet, n°290, janvier 2006 [en ligne].

« Malte : un laboratoire pour enterrer le droit d’asile » (avec Claire Rodier), Plein Droit, n°65-66, juillet 2005.

« Les étrangers dans la constitution européenne : faire sortir l’Union européenne du non droit ? » (avec Claire Rodier), Mouvements, n°37, janvier-février 2005 [CAIRN ; voir aussi site de la LDH-Toulon].

« Le projet de traité constitutionnel européen : un déni de droit pour les étrangers ? » (avec Claire Rodier), Hommes et libertés, n°126, avril-juin 2004.

« L'Europe des camps » (avec Claire Rodier), Plein Droit n° 58, décembre 2003 [en ligne].

« Des emplois bien français » (avec Antoine Math), Alternatives économiques, n°195, septembre 2001 [en ligne].

« Étrangers incarcérés, étrangers délinquants ? », Plein droit, n°50, juillet 2001 [en ligne].